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Michel GIRARD sculpteur sur acier, délicat forgeron cet ancien métallurgiste qui a tout laissé tomber pour pratiquer son art, étonne par l'originalité de son travail qu'il est difficile de classer. Maitre du métal, aussi maitre du feu puisqu'il colore ses oeuvres à la chaleur de la flamme, Michel GIRARD est avant tout un tortionnaire qui frappe, chauffe encore, lisse le métal qui se teinte sous l'effet de la douleur. La victime finit par se soumettre au bourreau révélant une oeuvre élégante, pleine de finesse, d'harmonie et de douceur avec un rien de mystère, à l'image de l'artiste.
Le choix du thème de sa première exposition personnelle, à la Galerie SCHEMES à LILLE (59) en 1993, va orienter ses débuts. En effet, il se passionne pour la période Art Nouveau (début du 20 ème siècle). Avec l'accord de la famille du peintre tchèque Alfons MUCHA ( 1860-1939), il travaille sur l'oeuvre de cet artiste. Cette revisitation lui a permis d'asseoir sa technique. Le produit fini ne cesse d'intriguer et de susciter l'admiration.
Depuis sa production s'est élargie vers des thèmes plus personnels : sujets animaliers, Venise, le Sahara, la mer etc... Sa participation à de nombreux salons internationaux, lui a permis de recevoir les plus hautes distinctions. Il expose régulièrement dans les galeries du Nord de la France : Lille, Troyes, Melun, Chantilly.
contact direct avec l'artiste : Téléphone atelier : +33 (0)3 22 46 03 63 Téléphone mobile : +33 (0)6 70 07 19 82
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Welcome

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Michel GIRARD sculpts in steel, this former metallurgist left everything to become a delicate blacksmith and practice his art. He surprises us by the originality of his work that is difficult to classify. A master craftsman in metal, and also of fire as he colours his works using the heat of the flame, Michel GIRARD is above all a torturer who strikes, reheats, and smoothes the metal that colours under the stress. The victim finishes by submitting to its executioner and revealing a finely elegant item, full of harmony and gentleness with a touch of mystery, in the image of the artist.
The choice of theme for his first personal exhibition, at the SCHEMES Gallery in LILLE (59) in 1993, would direct the start of his career. He is inspired by the Art Nouveau period (beginning of the 20th century). With the agreement of the family of Czech painter Alfons MUCHA (1860-1939), he worked on the creations of this artist. This reworking enabled him to consolidate his technique. The final product never ceases to intrigue and inspire admiration.
His production has widened since, to include more personal subjects such as animals, Venice, the Sahara, the sea, etc. His participation in many international salons has lead to his receiving the highest distinctions. He exhibits regularly in galleries in the north of France: Lille, Troyes, Melun and Chantilly.
Direct contact with the artist: Workshop telephone: +33 (0)3 22 46 03 63 Cellphone: +33 (0)6 70 07 19 82 |
acier
peintre sur métal.
En chauffant l'acier, il obtient des tableaux superbes et surprenants, qui semblent constamment en mouvement. il s'est fait connaître en reproduisant des œuvres Art nouveau d'Alphonse Mucha, mais d'une manière fondamentalement originale : Michel Girard, 63 ans, est scutpteur Sur acier, mais pas seulement ! « colorie » ses motifs en chauffant le métal. Sa palette va du jaune paille au bleu Ile plus long à obtenu, Le résultat étonne depuis quelques années car si la technique de l'acier repoussé a toujours existé, personne n'avait eu l'idée de le colorer tout simplement en le chauffant La préparation est très complexe ; Michel obtient les couleurs les unes après les autres, par chauffes successives. Aucun retour en arrière n'est possible.
Sa recherche sur l'œuvre d'Alphonse Mucha lui a permis d'assurer ses gestes, d'affiner sa technique ; ces motifs, très travaillés et très subtils, se prêtaient bien aux désirs de précision et de grande finesse qui animent Michel Girard.
Véritable peintre du métal, l'ancien ingénieur d'un bureau ci'étude de métallurgie a aujourd'hui changé de manière de procéder : il utilise la technique de l'aplat, et se consacre à des thèmes plus personnels, Paysages désertiques, sujets animaliers ou encore Venise sont ainsi magnifiés par son travail. Des œuvres quasiment vivantes : en fonction de la lumière ou de l'angle selon lequel on regarde ses Poissons swr fond bleu, les poissons changeront de teinte, évoluant gracieusement dans le flux et le reflux de l'eau.
Michel Girard, 30, rue GabrieMe-Mortillet, 80000 Amiens. Tél. : 03 22 48 03 63.
3.
Un travail d'une grande finesse, comme sur cette Branche à l'oiseau : la subtilité dans les Jeinies est impres-ssionnante ; elle demande une extrême précision.
4. Ces motifs anima--comme cette
Chinoiserie aux oiseaux, prennent une tout autre dimension grâce à l'art de Michel.
5. Les Poissons sur fond bleu semblent se mouvoir dans l'eau, en fonction de la lumière et de l'angle de vision.
1D-PICARD
IHAMPAGIS
ARDENNI
Relief tout en douceur pour "Le Lierre" de Mucha, à la façon de Michel Girard.
A Amiens
Tableaux d'acier
Michel Girard "peint" sur le gaz. Son support préféré...
l'acier, qu'il façonne au burin et colore à la flamme ! L'Art nouveau
le fascine, Klimt et Mucha l'inspirent.
"La Peinture", d'après Mucha,
arbore des coloris subtils que
la flamme a fait naître.
L atelier amiénois de Michel Girard ne doit pas dépasser les 35 m2 et pourtant, entre ces quatre murs, de drôles de tableaux naissent. Ancien élève de l'école Boulle de Paris, puis ingénieur, il atoujours eu la passion des "années folles", de cette période Art nouveau qui berça notre siècle pendant une trentaine d'années. Mucha et Klimt sont ses inspirateurs. "J'aime leur trait, leurs couleurs et cette esthétique sensuelle, unpeukitsch, de la représentation de la femme. " "Connaissant bien l'acier en feuilles, avec les encouragements de mon épouse et de mes enfants, en 1989, j'ai pris un congé sans solde et j'ai changé complètement de vie professionnelle... "déclare Michel. Et depuis, il n'arrête plus. Sa technique? Rien de plus simple... Après avoir redessiné sur la tôle de 8/10e de millimètre le motif qu'il veut représenter, à l'aide
de minces burins très fins, il reprend le trait à petits coups rapides. L'opération suivante se réalise presque à "l'aveugle." "Je façonne le relief du tableau par creux et bosses des deux côtés, ce qui lui donne vie. " Jusque-là, tout va bien.
La première opération est essentielle : dessiner le motif à reproduire.
NORD-PICARDIE
CHAMPAGNE
ARDENNES
C'est sur son "gaz" que l'artiste brûle ses tôles pour les colorier.
Après l'étape du brûlage, c'est à la meule que Michel Girard limite les teintes.
Klimt retrouverait la finesse de son trait dans ce "Baiser", réinterprété par Michel Girard.
Encore faut-il savoir dessiner et travailler le métal à l'endroit et à l'envers, en respectant creux et bombés, pas facile ! Mais où cela devient délicat, c'est quand l'artiste se met à colorier ses plaques à chaud. Là, il n'opère qu'avec la chaleur de... sa cuisinière à gaz, le chalumeau étant trop agressif, et la chimie ou les émaux n'intervenant pas. "Il faut chauffer large, pour que tes tons soient homogènes. Pour qu'apparaissant le bleu "gorge de pigeon " et tous les dégradés : violet, rouge orangé et jaune. Pour limiter ces teintes à des endroits bien précis, je ponce, à l'aide de différents papiers de verre, ou je meule afin d'obtenir tes coloris irisés de toutes les nuances qui m'intéressent par leurs dégradés. " Une
technique originale rarement employée. Ses tableaux particuliers, rnultifacettes et à la lumière changeante, comme les interprétations du "Baiser" de Gustave Klimt, des "Amies" ou encore de "La Peinture" d'Alfons Mucha, ont remporté plusieurs prix dans les salons artistiques où ils ont été présentés. Michel Girard a des commandes pour l'année, surtout que deux à quatre semaines lui sont nécessaires pour réaliser une œuvre. Et ne vous y trompez pas, il est capable de refaire pratiquement la même pièce "avecquetques nuances de différence..." souligne-t-il. Quant aux prix, il faut compter de 4 000 à 14 000 F, selon la grandeur du tableau et le temps que l'artiste lui a consacré.
Le talent de Michel Girard est reconnu dans la France entière. Deux galeries ne s'y sont pas trompées et présentent ses œuvres en permanence, sans compter les expositions ponctuelles organisées chaque année
Texte et photos Georges Carlier
• Michel Girard, 30, rue Gabriel-de-Mortillet, 80090 Amiens. Tél.: 22.46.03.63
• Galerie Schèmes, 27, rue de l'Hôpital-Militaire, 59000 Lille. Tél. : 20.54.37.07.
• Galerie Akhenaton, 30. rue Georges-Clemenceau, 10000 Troyes. Tél. : 25.73.57.61.
XM ArtiDéconrtion
Michel Girard, peintre sur métal
La coloration des aciers à la flamme
Difficilement classable sur le plan professionnel, Michel Girard se voit décerner par ceux qui le côtoient toutes sortes de qualificatifs. " Maître du feu et du métal ", " peintre de l'acier ", " magicien métallique ", toutes ces appellations, aussi poétiques soient-elles, ne rendent compte que très partiellement de son activité. En fait, ce dernier, qui reconnaît avoir aussi du mal à se situer dans la famille des travailleurs du fer, se définit comme plasticien qui colore l'acier à la flamme.
Michel Gérard, t peintre sur mêlai
Issu d'une famille d'enseignants, Michel Girard n'a pourtant pas eu un parcours scolaire conventionnel. Très vite, son attirance pour le travail manuel et quelques prédispositions pour le dessin vont le pousser à intégrer le centre d'apprentissage de l'Ecole de la " Rue de Reuilly ", alors jumelée à l'École Boulle, afin d'y apprendre les métiers du bronze, II en sortira trois ans plus tard avec son CAP en poche et rejoindra dans la foulée les rangs d'une entreprise parisienne spécialisée en agencement de magasins.
A Les couleurs à conserver sont dissimulées sous des caches autour desquels le brossage est effectué.
Après son service militaire, puis un passage dans une société de bronzes d'Église, il va reprendre le chemin de la formation professionnelle el passer le
diplôme de dessinateur en charpente métallique à l'AFPA grâce auquel il décrochera différents postes dans l'industrie métallurgique et mécanique.
Une coloration naturelle
Désireux de faire parler ses mains autrement qu'à travers la conception d'appareils de manutention, Michel Girard s'est mis parallèlement à travailler, à titre expérimental, le métal en repoussé. Pour se confronter à l'œil du public, il décide alors de prendre un stand à la Foire Exposition d'Amiens. L'accueil que lui réservent les visiteurs est plutôt favorable, plusieurs de ces pièces trouvant acquéreur. " Je me suis dit que mon Iravail n'étail peut être pas si inintéressant, se souvient ce dernier, et j'ai commencé alors à m'interroger
sur les opportunités de se lancer sur ce créneau ".
Finalement, en 1989, notre homme qui n'a cessé au cours de sa vie profession-
nelle de se frotter à la matière métallique, décide de franchir le pas et de s'installer en tant qu'indépendant. Après avoir tenté, lors de ses " premiers pas ", de marier le cuivre, le laiton et le maillechort dans l'idée déjà de donner de la couleur à ses réalisations, ce dernier va très vite s'apercevoir qu'il s'est engagé sur une fausse piste. " Avec les métaux cuivreux, confie Michel Girard, je ne parvenais pas à m'exprimer pleinement. Avec ce long travail de découpe, d'assemblage et de soudure, je ne pouvais en effet rivaliser avec l'industrie qui, par galvanoplastie ou autres procédés, parvient à des résultats à première vue comparables, mais en très grandes séries ". C'est donc tout naturellement qu'il va se ioumer vers l'acier, matière qu'il connaît bien pour l'avoir mise en œuvre à maintes reprises par le passé même si le contexie était différent. " J'ai commencé, explique ce dernier, par faire quelques pièces en tôle repoussée que je laissais brûle, m'appliquant uniquement à jouer avec les volumes. Ce n'est que progressivement que je me suis mis à jouer avec la chauffe pour colorer mes productions. L'idée était de maîtriser les aspects peu flatteurs qui apparaissent à la surface du métal lorsqu'il est chauffé pour les rendre plus esthétiques à l'œil. Ceci dans l'optique de concevoir des plaques FËVRES
La coloration des aciers à la flamme
cier colorées naturelle-mcnt, c'est-à-dire sans aucun ajout de produits chimiques (acides, sulfates...)".
Intégrées ensuite dans des cadres, ces plaques deviennent des tableaux qui, les reflets métal- t liques variant sous l'effet de la lumière, se révèlent d'un réalisme criant. Mais avant que le tableau ne brille de mille feux dans le salon d'un amateur .„ d'art, de nombreuses A " La bio heures de travail auront été nécessaires à notre " pcînlre sur métal" pour parvenir au résultat final.
Stopper en zone bleue
Point de départ des tableaux de Michel Girard : une plaque d'acier de 8/10 d'épaisseur. La première étape va consister à brosser le métal de manière à obtenir une surface parfaitement propre et lisse, tirant sur le blanc. La plaque est ensuite nettoyée au tricliloréthylène - solvant dont la vente est aujourd'hui interdite en France - pour ôtcr les poussières d'acier qui se sont déposées à la surface de la tôle et éviter ainsi toute forme d'oxydation lors de la chauffe. Par le brossage, notre homme s'applique
A " La bicorne ", tableau en acier coloré de Michel Girard, 1996 (photo IFRAM)
tableau comme un peintre pose son décor quand il crée une nouvelle toile. Mais alors que le peintre représente son sujet en ajoutant de la couleur, Michel Girard procède, lui, par " enlèvement " do couleur. Kn effet, une ibis la tôle nettoyée, celle-ci est chauffée jusqu'à se teinter uniformément de bleu. Lu coloration étant superficielle, il est donc possible par simple brossage de faire disparaître celte couleur cl réchauffer pour obtenir une autre teinte sur la partie brossée, dans l'éventail des possibilités de coloration de l'acier qui s'étend du jaune paille au bleu gorge de pigeon. En fait, la coloration qui intervient lors de la chauffe n'est rien de plus qu'une
l'action de la flamme, la tôle va se teinter successivement / de jaune, d'o-J cre, d'orange I avant de glisser vers un rouge violacé, puis se parer de 1 bleu. Si l'on continue de chauffer au-delà de cette limite, on finit par obtenir un blanc terne très '' désagréable au regard. De plus, au-delà de cette frontière, la matière subit des déformations. C'est
ÏIPM.IFRAM). pourquoi. Michel Girard préconise de " rt'sli'i'auhk'ii ".
Dans l'élaboration d'un tableau, l'ordre immuable d'apparition des couleurs va donc obliger notre "coloriste de l'acier" à gérer méticuleuse me ni les différentes étapes de coloration. 11 lui faudra notamment prévoir dès le dépait toutes les /oncs foncées de son décor comme les ombres des visages, par exemple. Fn effet, le bleu n'arrivant qu'en toute fin de chauffe, il est crucial d'exécuter parfaitement cette première coloration, car il ne sera pas possible en cas d'oubli de réchauffer la plaque par la suite, les autres couleurs risquant, elles aussi, de virer au bleu. Pour se faire, le métal est chauffé non pas au chalumeau qui, ..en
également à dégager le fond de son forme d'oxydation du métal. Sous raison de son bec étroit, n'offre pas une
H', 288 paftci*' farinât (3 \ 18 fin. I
par Jacques Michel
- 1931. TJi"ifii- IftnllS ;t GMI r\i*aiplittn'ti l'''t\i 35 € Itf
Le traite le plus complet et le plus pratique sur /.? colnratlmt
nâtiofl ; patines diverses du fer : coloration du cuivfc et de ses alliages ; patines du bronze ; patines (lu zinc: apprêts colores de l'aluminium • coloration du nickel -, coloration de l'étain e( du plomb -, patinage ries métaux précieux ,• patinages multicolores d'interférences ; la nielle. ISihliot>r
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